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Introduction

Les traitements de textes existent depuis les débuts de l'informatique.

A l'époque, lorsque les interfaces graphiques n'existaient pas et ne permettaient pas d'offrir du Wysiwyg (What You See Is What You Get) il fallait passer par des « balises ».

Les balises sont des petits codes indiquant alors quelle forme aura le texte.

Par exemple, le langage balisé HTML utilisera les balises <b> et </b> pour indiquer un texte devant être en gras. Sur un wiki, ce seront des astérisques entourant un texte qui auront cet effet.

Tous les systèmes traitant du texte permettent :

  1. La mise en forme.
  2. La mise en page.

En fonction du texte que nous avons à traiter, il faut savoir quel logiciel ou système utiliser.

Hors usage web (page web, wiki, etc.) ou particuliers (Scrivener pour les écrivains 1) ), il y a principalement trois cas :

  1. Traitements de textes (Word, Libre Writer, WordPerfect, NeoOffice (Mac), Calligra Suite (Linux), …)
    Fait pour des textes « classiques », des rapports, des documents d'entreprise, un roman, … demandant à ce que soient facilitées les règles de mises en forme et de mises en page.
  2. Logiciels de PAO (Scribus, InDesign, Publisher, …)
    Fait pour les textes devant avoir une mise en page « magazine », demandant, en plus de possibilités de modification de texte, des possibilités graphiques parfois avancées, …
  3. Langages balisés (Tex/LaTex)
    Fait pour de longs textes (Bibles, dictionnaires, encyclopédies …), ensemble de données (Annuaire téléphonique, …) , des rapports scientifiques avec formules mathématiques complexes, … demandant des possibilités de mise en page complexes ou « sur mesure ».

Actuellement, de par son ancienneté, son évolution permanente car sous licence libre dédiée à ce projet (LPPL – LaTex Project Public License)2) et le nombre incroyables de contributeurs, LaTex permet tout.

Il traite du texte, des formules mathématiques, des partitions musicales ou obtenir un résultat similaire à celui d'un logiciel de PAO.

Etant un langage balisé, il n'y a pas de format de fichier comme pour les traitements de texte ou logiciels PAO. Ce sera un texte dont l'ouverture et la modification seront possibles avec n'importe quel éditeur de texte.

Notre Wiki étant en mesure de directement gérer certains aspects du langage LaTex, dont la partie mathématique, voici un exemple :

LaTex
Quand $a \ne 0$, il existe deux solutions à \(ax^2 + bx + c = 0\) qui sont 
$$x = {-b \pm \sqrt{b^2-4ac} \over 2a}.$$
LaTex
\begin{align*}
e^x & = 1 + x + \frac{x^2}{2} + \frac{x^3}{6} + \cdots \\
    & = \sum_{n\geq 0} \frac{x^n}{n!}
\end{align*}
Quand $a \ne 0$, il existe deux solutions à \(ax^2 + bx + c = 0\) qui sont $$x = {-b \pm \sqrt{b^2-4ac} \over 2a}.$$ \begin{align*} e^x & = 1 + x + \frac{x^2}{2} + \frac{x^3}{6} + \cdots \\ & = \sum_{n\geq 0} \frac{x^n}{n!} \end{align*}

A propos de Microsoft Office

Microsoft a réussi à imposer Word et la suite MSOffice par plusieurs moyens :

  • Partenariats avec les professionnels de l'informatique en faisant des offres Windows + Office aussi bien pour la famille que l'entreprise.
  • Une très grande tolérance au piratage pour usage personnel, renforcée par une sécurité de façade, afin d'en faire un « standard » pour les particuliers. 3) 4)
  • Une grosse communication auprès des entreprises.
  • Partenariats avec des éditeurs de logiciels professionnels pour automatiser l'export au format DOC pour le texte et XLS pour le tableur.
  • Ils n'hésitent pas à vendre un produit comme fini alors qu'il ne l'est pas.
  • Ils ont « cloisonné » le logiciel pour que tous en ait la même expérience et s'adaptent au logiciel plutôt que d'adapter le logiciel à chacun, ce qui est pratique en entreprise mais aberrant pour un usage personnel.

Sur ce dernier point je vous invite à lire le playdoyer anti-Word écrit par Charles Stross5), auteur de science-fiction et de fantasy ayant reçu les plus hautes distinctions dans ce domaine : «Pourquoi Microsoft Word doit mourir ? » 6). Il n’en veut pas à Microsoft pour sa politique propriétaire et ne défend donc pas le libre mais pour le type de traitement de texte que Microsoft a imposé, obligeant ses concurrents à se calquer sur lui et ses défauts.

Une technique commerciale utilisée par Microsoft s’appelle « Embrace, extend, exstinguish » 7):

  1. Embrace (adopte): Microsoft développe des logiciels substantiellement compatibles avec les produits concurrents, ou implémentant un standard public;
  2. Extend : Microsoft ajoute et fait la promotion de fonctions non supportées par les produits concurrents, créant des problèmes d’interopérabilité pour les clients souhaitant demeurer « neutres » ;
  3. Extinguish: Les extensions Microsoft deviennent un standard « de facto » en raison de leur position dominante sur le marché, ce qui marginalise les concurrents et crée un obstacle majeur à d’éventuels nouveaux concurrents.

Cela se verra, par exemple, au passage de .doc à .docx

Formats de fichier

En 2007, les formats de fichiers office se sont vu rajoutés un « x » en leurs fins.
Cela vient du passage à un nouveau système de fichier : OpenXML8), format ouvert créé par Microsoft afin de permettre une meilleure interopérabilité entre logiciels bureautiques (traitement de texte, tableur, présentation).
Mais surtout afin de concurrencer une initiative d'interopérabilité venant de voir le jour : OpenDocument, créée dans le cadre de OpenOffice, réellement « libre » et adoptée très vite par tous les acteurs informatiques concurrents à Microsoft (IBM, Google, Adobe, Corel, Sun,… ). OpenDocument devint une norme ISO en mai 2006, mettant alors réellement en péril les formats de Microsoft. 9)

Microsoft n'avait pas d'autres choix que de créer, au plus vite, son propre format pouvant être également normalisé.
Il devait s'assurer d'être directement propriétaire d'un de ces formats car là où il y avait un monopole « de fait » des formats .doc, .xls et .ppt, le fait qu'ils n'aient jamais été documentés et normalisés risquait de leur faire perdre ce monopole.
Microsoft se serait retrouver dans une concurrence d'égale à égale avec d'autres logiciels, tous devant d’abord gérer au mieux OpenDocument, libre, sur lequel ils n’auraient aucun champ d’action, les contraignant à l’adaptation.

Nous avons donc le choix entre :

  1. ISO/CEI 29500, créé par Microsoft dans un but de concurrence directe afin de garder un monopole.
  2. ISO 26300, créé de manière Libre.

Les deux étant des normes reconnues maintenant, tous les logiciels, Word y compris, permettent de choisir le format de sortie par défaut.
Néanmoins, chaque logiciel ayant son format de prédilection il sera bien entendu conseillé de choisir le logiciel dédié en fonction de ce choix.

Quelle suite Office choisir ?

En ne prenant en compte que les versions « bureau » ne nécessitant pas une connexion, il y a deux choix qui s'offrent, chacun ayant sa version des trois logiciels principaux d’une suite :

  1. Microsoft Office : Word, Excel, PowerPoint.
  2. LibreOffice/OpenOffice : Writer, Calc, Impress.

Nous pouvons rajouter quand même Google puisque celui-ci à également des versions de ces quatre logiciels :

  1. Google Docs : Docs, Sheet, Slides, Gmail

Microsoft Office

Même si Word a de nombreux avantages utiles dans le monde de l'entreprise, l'utilité réelle est rare chez les particuliers, dans le monde associatif ou celui des PME. Une autre chose importante est que si l’on veut pleinement profiter des fonctionnalités, il est quasi obligatoire d’avoir une version officielle.

Principales caractéristiques

  1. Facile d’utilisation et interface déjà connue.
  2. Possibilité de partage limitées si le collaborateur ne dispose pas d’un compte Microsoft et absence de travail collaboratif.
  3. Logiciel propriétaire, payant avec stratégies marketing imposant vite de passer à un plan supérieur.
  4. Version cloud incompatible avec version bureau mais permet de sauver les fichiers sur un cloud Microsoft (OneDrive).
  5. Beaucoup de plug-ins mais peu utiles dans un cadre hors entreprise ou étant liés à d’autres produits Microsoft.
  6. N’existe que sur Windows, la version Mac étant encore loin d’être compatible puisque les produits Microsoft fonctionnent avec des particularités propres à Windows (ActiveX par exemple)

LibreOffice/OpenOffice

LibreOffice et OpenOffice se basent sur le même code source, LibreOffice étant un fork de OpenOffice.
Néanmoins, LibreOffice est la version la plus suivie avec une nouvelle version tous les six mois contre de simples corrections de bug, une fois par an, pour OpenOffice.
Il est donc conseillé de préférer LibreOffice. 10)

Le traitement de texte de LibreOffice, Writer, offre une interface très similaire à celle de Word et il est très facile de trouver ses repères.
Néanmoins, certaines facilités de Word ne sont pas encore disponibles et il faudra parfois mieux maîtriser certaines bases pour contourner certaines difficultés.
Par exemple, dans Word, il est possible de reprendre une liste au dernier numéro utilisé, même si a été créé un paragraphe à la suite.
Cela n’est pas faisable de la même manière dans Writer est un peu plus compliqué car, en principe, ça ne se fait pas, mais Word ne fera pas ce qui « doit se faire », il fera ce que son client lui demande.

Principales caractéristiques

  1. Facile d’utilisation mais adaptation parfois difficile depuis Word
  2. Logiciel Libre et gratuit
  3. Pas de cloud rattaché et aucune collaboration possible sur un document.
  4. Beaucoup de plus-ins orientés aussi bien vers l’aspect professionnel que pratique (export en ebook, wiki, html, …) ou changeant la fonction du logiciel (gestion complète de partitions musicales).
  5. Calc et Impress, les équivalent de Excel et PowerPoint offrent les mêmes possibilités que ces logiciels et ne demandent également qu’un court temps d’adaptation. Calc est même sur beaucoup de points beaucoup plus agréable.
  6. Disponible et entièrement compatible sur Windows, Mac et Linux.

Choix final de la suite « bureau »

J’aime bien Word, je l’utilise à mon emploi, il est rapide et efficace pour de courts documents.
Maintenant, je ne mettrai jamais le prix demandé pour un tel service.
Bien qu’il soit installé sur mon ordinateur, j’utiliserai LibreOffice car il fait exactement ce que je demande, ce dont j’ai besoin et qu’il correspond à ma philosophie. Le principal reproche que je pourrais lui faire est sa beaucoup moins bonne gestion des champs automatiques dans les en-têtes.

LibreOffice ne cherche pas à faire « différemment » que Word, ils se concurrencent en visant les mêmes publics mais en suivant une philosophie libre plutôt que propriétaire et en ayant donc des techniques de communication et de sensibilisation différentes. Mais ils évolueront tous les deux dans la même direction, chacun ayant en permanence des points forts et points faible par rapport à l’autre.

Un reproche à faire autant à Word qu’à Writer est qu’ils cherchent tous les deux à faciliter à outrance l’utilisation.
Ces « facilités » donnent de beaucoup trop de mauvaises habitudes dont il est très dur de sortir, par exemple lorsque l’on se retrouve sur un wiki ou que l’on doit créer un petit document HTML.

Il est donc important d’apprendre les bases car elles faciliteront l’utilisation, quel que soit le logiciel choisi.

Ma préférence ira donc très nettement à LibreOffice.

Google Apps

Il s’agit là d’un cas à part car il n’y a pas de version « bureau » installable du logiciel et, de par la nature en ligne de cette solution, beaucoup de choses seront irréalisables.
Ce n’est pas avec Google Docs que vous saurez ouvrir convenablement un odt ou un docx un tant soit peu construit. Vous récupérerez bien le texte, mais la mise en page risque d’être des plus aléatoires.

Bien qu’en terme de politique, Google ne vaille pas mieux que Microsoft, les avantages de Google Apps sont indéniables et en font un incontournable.

Caractéristiques

  1. Google Docs est un extrêmement bon traitement de texte en ligne, poussant les possibilités du web pour permettre toutes les fonctions nécessaires à la majorité des cas.
  2. Basé sur le web, il est compatible avec tous les systèmes. Non seulement Windows, Mac et Linux, mais aussi Android, iPad, ou tout autre système à partir duquel on accède à un navigateur internet.
  3. Collaboration sans le moindre problème à plusieurs, y compris avec des gens ne disposant pas d’un compte Google.
  4. Export vers .docx, .odt et .pdf
  5. Possibilité d’installer le plugin Google Docs dans Google Chrome afin de pouvoir, via Google Drive si installé, accéder et travailler à vos fichiers, même en étant hors-ligne. La synchronisation se fera une fois que vous serez à nouveau en ligne et vous serez averti si quelqu’un d’autre a fait des modifications dans l’intervalle.
  6. Google Sheet est un modèle du genre, beaucoup plus cohérent et logique que Excel sur de nombreux points, devenu une référence dans le monde des tableurs.
  7. La version de base est gratuite et pleinement utilisable.

Conclusion

Je pense que le mieux pour une association est de coupler LibreOffice et Google Apps.
Eventuellement, si vraiment on ne peut décrocher de Word, continuer à l’utiliser mais en passant quand même au format .odt comme format standard.

traitement_de_texte_-_les_bases.txt · Dernière modification: 2020/01/23 15:03 par vanlindtmarc